JEU, Langage, Jouissance, Objectivité

Si l’usage apparaît comme le phénomène du langage, condition de toute objectivité, et si la règle est ce dans quoi le langage s’accomplit, déployant cette objectivité, c’est le jeu qui représente l’essence propre du langage, et qui donne toute sa vérité à la signifiance. C’est par le jeu essentiel que le sujet existant entre dans l’objectivité de l’existence, par le jeu que s’établit une communication véritable entre les êtres et la jouissance mutuelle (la vraie jouissance de l’Autre, non sexuelle).


Wittgenstein est bien justifié de présenter le langage comme jeu de langage. Le jeu ne marque pas la prise du fini dans la jouissance de l’Autre faux, dans la jouissance supposée en cet Autre, et que le fini prendrait à cet Autre, jouissance qui n’est que jouissance sexuelle absoluisée. Le jeu montre comment advient la communion entre des êtres séparés, la jouissance de l’Autre vrai. Il s’accomplit dans l’histoire, quand la philosophie, le discours philosophique, le jeu de langage qu’est ce discours, pose le monde social juste comme jeu des discours fondamentaux.”
JURANVILLE, 2000, INCONSCIENT

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