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JOUISSANCE, Sexualité, Phallus, Semblant, LACAN

Pour qui se confronte au réel, au-delà des mots, la jouissance sexuelle (ou phallique) est l’épreuve d’une première vérité, mais qui demeure partielle voire leurrante, “solidaire d’un semblant” dit Lacan. L’acte sexuel est inséparable d’une angoisse, y compris et significativement dans l’orgasme, puisque le sujet traverse alors l’épreuve de sa castration. Mais cette castration peut être contournée et la jouissance du semblant peut-être prolongée, par exemple dans le symptôme du névrosé, qui n’est rien d’autre qu’une forme de jouissance sexuelle, voire d’un “semblant” de rapport sexuel : cela maintient « l’illusion que le rapport sexuel cesse de ne pas s’écrire » comme le dit Lacan, un semblant de rapport sexuel aux couleurs de l’amour, lui-même illusoire.


L’homme a à rencontrer l’angoisse dans l’acte sexuel. Hors de cette épreuve de la castration (éminemment dans la rencontre avec la femme), la jouissance de l’Autre, comme jouissance du « semblant », est un leurre. C’est ce qui se produit dans la névrose. Par son symptôme, le névrosé jouit de la loi, mais sexuellement. Si, comme le dit Lacan, « le symptôme est irruption de cette anomalie en quoi consiste la jouissance phallique, pour autant que s’y étale ce manque fondamental que je qualifie de non-rapport sexuel »”.
JURANVILLE, 1984, LPH