HOMME, Personne, Spiritualité, Altérité

Face à l’individu qui met son identité dans l’unicité, et au moi qui met la sienne dans l’autonomie, la personne se définit comme identité spirituelle. L’esprit est “la liberté en tant qu'elle va jusqu'au savoir d'elle-même, toujours, comme savoir, rationnel” précise Juranville. C’est donc la personne qui résout la contradiction subjective inhérente au moi, en tant qu’altérité absolue de l'homme et son essence. De plus Juranville rappelle : “c’est comme personne que l'homme a été créé à l'image de Dieu”, et parmi les trois Personnes de cet Autre divin, c’est bien le Saint-Esprit qui assure à l’homme la reconnaissance universelle de son savoir.


La personne est donc l'altérité absolue de l'homme et son essence, la solution de sa contradiction subjective. Personne qu'est, pour l'analysant qui se rapporte à lui par un acte de foi, l'analyste qui se réduit, de sujet supposé savoir, à l'objet-déchet. Personne qu'est, pour le moi responsable, pour le philosophe, qui se rapporte également à lui par un acte de foi, l'Autre absolu qui lui assure la reconnaissance de son savoir rationnel — pour Lacan, « le Saint-Esprit [une des Personnes de cet Autre] est une notion infiniment moins bête que le sujet supposé savoir » (S. XV, 21/02/1968).
JURANVLLE, 2019, FHER

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