EXISTENCE, Finitude, Absolu, Grâce

Toute pensée qui affirme l’existence, l’existence essentielle, pose d’une part l’altérité comme également essentielle, et d’autre part la finitude radicale de l’humain. Cette finitude consiste précisément à refuser l’altérité, en s’arc-boutant sur une identité illusoire. Pour tous ces penseurs, c’est alors par la grâce (quelque soit le nom qu’ils lui donnent) que l’Autre absolu permet à l’existant de dépasser la finitude et de se libérer.


“Or pareil dégagement de l’existence dans son concret – et en général toute acceptation de l’existence – n’est possible au fond, pour ces penseurs, que par la grâce qui, venant de l’Autre absolu, permet à l’existant de s’établir dans son autonomie réelle. Grâce qui distingue cet Autre, comme vrai, de l’Autre absolu faux ou idole que, par finitude radicale, l’existant toujours d’abord se fabrique. Cette grâce est présente bien sûr, mais en général sous d’autres noms, chez Kierkegaard et Heidegger. Chez Kierkegaard, c’est le cas notamment quand il parle de la communication indirecte. Pour la relation de l’homme à l’autre homme : « Le secret de la communication consiste à rendre l’autre libre, et c’est justement pour cela qu’on ne doit pas se communiquer directement.»”
JURANVILLE, 2010, ICFH

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire