FAIT, Histoire, Rupture, Totalité

Si le fait vrai se constitue comme totalité nouvelle, à partir du réel de la finitude, c’est grâce à la rupture et au savoir de cette rupture qui caractérise l’histoire. Il faut bien que chaque existant, grâce au savoir, puisse reconstituer par soi l’identité vraie advenant de l’Autre (effet de la rupture). Sinon reviendra à cette place l’identité fausse, niant la finitude, anticipée par la totalité également fausse du monde païen traditionnel.


“C’est dans le suprême fait vrai qu’est l’histoire que les faits vrais dégagés par la pensée de l’existence reçoivent toute leur portée. Le fait absolu du Sacrifice du Christ dégagé par Kierkegaard ; le fait du destin de l’être, selon Heidegger ; le fait vrai du judaïsme affirmé (outre celui du christianisme) par Rosenzweig, et réaffirmé, après l’holocauste, par Lévinas ; tous ces faits doivent prendre leur place, comme Schelling l’avait indiqué, dans un « enchaînement de faits », mais dans un enchaînement de faits qui conduise réellement, ce que Schelling pour sa part excluait, jusqu’au monde juste. Car la possibilité est toujours là, toujours menaçante, que le fait vrai soit ignoré et même rejeté, et que le fait brut du paganisme se répète triomphalement.”
JURANVILLE, 2007, EVENEMENT

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